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COMMANDANT
MORIN
(1994 - 1997)
Dragon d'argent enroulé, surmonté d'une aile du premier et cantonné d'une plaque de Grand Officier de la Légion d'Honneur. Au centre, écu rond parti de sinople et de gueules, chargé d'une grenade à sept flammes d'or, en relief. En pal, inscription "CDT Morin" en capitales d'or. A dextre, épée en pal d'argent, surmontée d'un casoar et de gueules.
Evoquer sa carrière, c'est raconter l'histoire des légionnaires parachutistes, ceux du 1er BEP et du 1er REP. Le 1er avril 1948, le lieutenant Morin reçoit le commandement de la première unité de parachutistes légionnaires. Ce jeune officier âgé d'à peine vingt-trois ans est un homme d'expérience, forgé dans la guerre et dans la Résistance. Dès 1942, Saint-Cyrien de la promotion "Croix de Provence", aussitôt après l'invasion de la zone libre par les troupes allemandes, Jacques Morin entre dans le maquis où il livre de durs combats jusqu'en 1944, année où il est déporté à Buchenwald.
Lorsqu'il prend le commandement de la première unité de légionnaires parachutistes, les personnels sont à former. Le lieutenant Morin, lui, est breveté depuis 1947. Sitôt engagée, cette compagnie se révèle offensive et manoeuvrière. Le commandant d'unité donne le style : lors du premier accrochage au pont d'Ai Mo (Tonkin), il se porte en tête de ses hommes dès les premières rafales et il est blessé. Quand la compagnie est dissoute, le 31 mai 1949, par son intégration au 1er BEP, elle est rôdée, alliant la souplesse du para à la solidité du légionnaire. Depuis cette date, la carrière de Jacques Morin se confond avec la vie du 1er BEP puis du 1er REP.
Après le drame de l'évacuation de Cao Bang où le BEP a été décimé, le capitaine Morin prend la relève avec un bataillon neuf. C'est la période des assauts ordonnés par le Général de Lattre de Tassigny. Des victoires arrachées à des murs de feu. Un feu qui ne laissera guère de répit au BEP. Na San, Que Son. Après l'Indochine, l'Algérie puis l'expédition de Suez et de nouveau l'Algérie. Le 1er REP, régiment de choc, se couvre de gloire. Le 29 mai 1953, dans le djebel Taya, le Colonel Jean-Pierre est tué au combat. Le Commandant Morin prend le commandement du régiment jusqu'à la fin de l'opération. Il quittera l'armée en 1968.
Grand Officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur, quatorze titres de guerre, deux blessures, le Commandant Morin, par son exemple, "apportera aux hommes avides d'idéal, des raisons de vivre, des raisons de croire, des raisons d'agir et de persévérer et, s'il le faut, de se battre et de mourir." (Cdt Denoix de St Marc).
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